L’hôtellerie « Made in France », un investissement durablement attractif

15/05/2017

Groupe, Finance, Patrimoine

630 millions d’euros, c’est le volume global des investissements réalisés dans l’immobilier hôtelier français, au premier semestre 2016. Ce chiffre révélé par le département hôtelier du géant mondial du conseil en immobilier, JLL Hotels & Hospitality, démontre clairement que le marché de l’investissement hôtelier en France est resté dynamique, et cela en dépit des actes terroristes intervenus dans l’hexagone.

Les investisseurs sont en effet restés confiants et ils ont su exploiter avantageusement un contexte marqué par des taux d’intérêt bas, par des actifs cessibles ou des opérations de conversion réalisables ainsi que par une croissance, déjà observée, du tourisme français. De plus, il n’a pas échappé aux investisseurs la très forte volatilité des marchés d’actions.

Mais comment s’explique cet engouement pour l’investissement hôtelier en France ?

En premier lieu, comme l’attestent des statistiques faites chaque année, il convient de souligner que l’hôtellerie est un secteur sous-exploité en France. En effet, tandis que notre pays est la 1ère destination touristique du monde, il n’occupe que le 4ème rang européen pour la taille de son parc hôtelier qui n’évolue que très peu. De plus, on estime à 10 000 le nombre de chambres manquantes à Paris.

Une autre réalité constitue également un atout qui encourage l’investissement hôtelier, en particulier dans l’hôtellerie haut de gamme : la demande est très forte mais elle est inadaptée à la clientèle d’affaires et de tourisme. Pourquoi ? Plus de 60 % du parc hôtelier français se compose d’hôtels 2 étoiles ou moins ; 80 % des hôtels de l’hexagone sont détenus par des indépendants qui ont, peu ou prou, les moyens de rénover leur bien sans compter qu’un grand nombre d’entre eux sont vieillissants et cherchent à céder leur patrimoine hôtelier.

Du côté de la rentabilité, point essentiel associé à tout investissement, il est important de souligner que ce qui caractérise un investissement dans l’immobilier hôtelier, c’est à la fois sa stabilité dans le temps et le fait qu’il soit totalement déconnecté des marchés financiers. Plus concrètement,  le résultat brut d’exploitation atteint 28 % en moyenne pour les hôtels 4 étoiles en 2015 ; le taux d’occupation des hôtels à Paris avoisine les 80 % (soit un des meilleurs d’Europe après Londres), et il est de près de 65 % pour le reste territoire d’après la publication annuelle de KPMG sur l’industrie hôtelière française.

Petit focus sur l’investissement hôtelier en montagne

Les stations de ski sont particulièrement attractives pour les investisseurs.

Pour expliquer en partie cette dynamique, il faut peut-être aller chercher du côté de deux tendances identifiées du tourisme en montagne : la fréquentation des clients étrangers, en particulier celle des Britanniques, s’intensifie de manière significative depuis 2012 avec 53,7 millions de journées-skieurs par an ; On assiste à une baisse réelle de la demande pour le ski mais elle n’impacte pas la demande d’hébergement qui, au contraire, continue de progresser. 

En résumé, l’hôtellerie « Made in France » serait un investissement durablement attractif parce que :

  • les actifs sont tangibles et résiliant aux fluctuations des marchés financiers ;
  • les actifs disposent d’une valeur immobilière qui est peu soumise à la décote ;
  • la demande sur le segment haut de gamme ne cesse d’augmenter ;
  • cet investissement permet de concilier dimension patrimoniale et rendement attractif ;
  • cet investissement offre des avantages fiscaux non négligeables (PEA ou PEA-PME, réemploi économique, report d’imposition).